Les apprenants français se prennent (beaucoup) trop la tête.

C’est l’un des blocages les plus courants que j’observe chez mes apprenants, et probablement l’un des plus sous-estimés : la recherche permanente du mot parfait, de l’expression exacte, du terme le plus précis. Au point de se bloquer complètement, alors que la solution était là, toute simple, depuis le début.

Une anecdote qui dit tout

Lors d’une séance, une apprenante devait décrire une image représentant un homme en train de lire un livre. Elle mime l’action, réfléchit, puis me demande en français : “Comment est-ce qu’on dit feuilleter ?”

La question est légitime. On peut effectivement dire “leaf through”, “flip through”, voire “browse”. Mais pourquoi ne pas simplement dire “turn the pages” ?

Deux mots. Clairs, naturels, immédiatement compris par n’importe quel anglophone. Pas besoin de chercher plus loin.

La question à se poser quand on bloque

Lorsque vous cherchez un mot ou une expression et que vous ne le trouvez pas, posez-vous ces trois questions :

Comment est-ce que je peux dire ça plus simplement ? Quel est le sens de ce que je veux exprimer ? Comment est-ce que je l’aurais formulé si j’avais 8 ans ?

Cette dernière question est souvent la plus utile. Les enfants ne cherchent pas le mot savant, ils cherchent à se faire comprendre. Et c’est précisément ça, la communication.

Le vrai objectif au début

Quand on apprend l’anglais, le but n’est pas de devenir Shakespeare. C’est de comprendre et d’être compris. La complexité viendra naturellement, avec le temps et la pratique. Mais au départ, la simplicité est une force, pas une faiblesse.

Alors la prochaine fois que vous bloquez : respirez, simplifiez, et continuez. Take it easy.

Vous voulez apprendre à vous exprimer naturellement et sans vous censurer ? C’est au coeur de ma façon d’enseigner. Contactez-moi pour un bilan de positionnement offert.