Apprendre l’anglais avec un TDN : changer le format, pas l’objectif.
TDAH, dyslexie, dyspraxie... Ces termes recouvrent des réalités très différentes, mais partagent souvent un point commun : une relation complexe à l’apprentissage tel qu’il est généralement enseigné. Une méthode imposée, un rythme unique, un format standard. Ce qui fonctionne pour la majorité ne fonctionne pas forcément pour tout le monde, et ce n’est jamais une question de capacité à apprendre. C’est une question de format.
Une formation pour mieux comprendre et mieux accompagner
J’ai récemment complété un MOOC proposé par France Université Numérique sur les troubles du neurodéveloppement, afin de mieux comprendre ces neuroatypies et d’affiner ma façon d’enseigner l’anglais aux apprenants concernés. Ce que j’y ai appris a confirmé ce que j’observais déjà en séance : avec les bons ajustements, ces apprenants progressent. Parfois même plus vite que la moyenne, une fois qu’on a trouvé leur façon d’apprendre.
Quelques pistes concrètes
→ Privilégier l’oral avant l’écrit. Beaucoup d’apprenants DYS comprennent et retiennent bien mieux en entendant et en répétant qu’en lisant un texte. L’oral n’est pas une simplification, c’est souvent le meilleur point d’entrée.
→ Multiplier les supports sensoriels. Couleurs, gestes, images, associations : une règle de grammaire associée à un geste ou une couleur spécifique est plus facilement mémorisée qu’une règle lue dans un manuel.
→ Des séquences courtes, un objectif à la fois. Plutôt qu’un cours dense qui demande de tout retenir en même temps, mieux vaut avancer pas à pas, avec des paliers clairs et atteignables.
→ Accepter un rythme non linéaire. Pour un apprenant TDAH en particulier, la concentration varie d’une séance à l’autre, parfois d’un instant à l’autre. S’adapter à ce rythme plutôt que de lutter contre lui change complètement la relation à l’apprentissage.
→ Parler de ses passions. Donner du sens à l’apprentissage en partant de ce qui motive l’apprenant est l’une des approches les plus efficaces, quel que soit le profil.
→ Valoriser chaque progrès, aussi petit soit-il. La confiance est souvent le premier frein, bien avant la difficulté technique. C’est particulièrement vrai pour des apprenants qui ont parfois vécu des années de scolarité difficiles.
Ce en quoi je crois
Un cours collectif standard ou une méthode unique ne peut pas offrir ce niveau d’adaptation. C’est précisément pour ça que je crois à la pédagogie individualisée et bienveillante : chaque apprenant mérite un enseignement pensé pour lui, pas un enseignement auquel il doit s’adapter.
Si vous êtes concerné, de près ou de loin, par ces questions, je serais ravie d’échanger avec vous sur votre expérience ou vos besoins.
Vous souhaitez un accompagnement adapté à votre profil d’apprentissage ? Contactez-moi pour un bilan de positionnement offert.